l'iroquoise

Comme une enfant dont le jardin secret est plus luxuriant qu’une forêt tropicale, j’aime depuis la nuit des temps de ma vie. La première femme que je me souviens avoir adorée était une indienne, iroquoise. Ses doigts étaient fins, comme ses longs cheveux noirs. Elle me tenait dans ses bras, insouciante de la profondeur de mes pensées. Je caressais les nombreux colliers qu’elle portait, pour toucher sa peau. J’avais moins de quatre ans.

 

Avec elle, je me souviens avoir rêvé sous les étoiles. Un soir, dans l’obscurité d’un chemin, nous fûmes attaquées par des rats, qui nous avaient encerclées. Elle me porta, me serra fort et se mit à courir. Je sentis ses seins contre moi pendant cette course effrénée, et ce fut ma toute première émotion érotique. Une émotion empreinte de peur, de danger. Un amour de courage, un amour instinctif, presque animal.

 

Après elle, j’ai aimé bien d'autres femmes incroyables et merveilleuses. Mais aucune d’elles ne m'a jamais sauvée, comme mon indienne. Aucune d’elles ne m’a donné des sensations de liberté, de protection et de beauté, comme l'iroquoise de mon enfance.  

 

 

 

 

 

 

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