Portraits de famille

Bienheureux sont les enfants qui ont connu leurs grands-parents. Qui ont pu leur parler. Entendre le son de leur voix, connaître leurs accents. Et comprendre, au fil du temps, en quoi ils leur ressemblaient. En quoi ils étaient leurs descendants.


Moi je n’ai pas pu, ou si peu, échanger avec eux. Et il ne reste que des souvenirs, dont la vérité toute relative, est plus souvent rêvée, fabriquée, fantasmée.


Pourtant, je les sens. Au tournant de ma vie d’adulte, je sens qu’ils se penchent parfois sur moi. Qu’ils me parlent, du bout de leur paradis. Qu’ils m’envoient leurs ondes de fantômes.


Oui, je les sens. Dans les fleurs, au printemps, ils renaissent. Dans les heures solitaires. Dans les langueurs qui m’assaillent parfois. Dans ce que je fais, au présent. Ils sont là. Chacun à leur manière. Ils vivent en moi.


Et j’essaie d’être digne d’eux. De leur patois que plus personne ne parle, de l’éclat dans leurs yeux sur les vieilles photos des albums, j’essaie de redonner un souffle à leurs vies. De ma fenêtre à moi, je les appelle. Je les invoque. Pour qu’ils existent encore.



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