Maison du Partage

Autour du grand feu, elle lit : la passion de Jean. Elle dit : aimer c’est mourir. Le feu crépite. Je sais: je suis morte, je suis encore morte d’amour et il faut bien un endroit pour que les morts se reposent, avant de renaître. La Maison du Partage est le paradis des oiseaux morts. Un purgatoire de feu, de bois, de vent, de champs et de ciel. Elle lit et j’entends, mais n’écoute plus. Les cloches ponctuent ses mots. Mort. Mort. Mort. Ca résonne encore et encore. Le vent aussi. Il siffle une partition. La fumée tourne autour. Le feu rythme. C‘est un grand chant cosmique, une danse universelle. Et personne n’y peut rien. Je vois : personne ne peut empêcher le vent de souffler, le bois de brûler, les cloches de sonner, l’évangile de pleurer, les mots de parler et l’amour de mourir. Personne ne peut empêcher le chant d’être chanté, la danse d’être dansée. Jusqu’à la fin. Mais qu’y-a-t-il après la fin ? Le temps ne s’arrête pas. La fin est un recommencement.  

                                                                                                             >>

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