La misère

Malgré tous mes efforts, mes paupières sont toujours aussi lourdes, quand il s'agit d'affronter le présent. Et le temps est une épaisse couverture de chaleur, dans laquelle je m'enroule en refermant les yeux. Ainsi je me rendors chaque matin sur mon désarroi. C'est comme une mort, qui advient jour après jour. J'accepte ma paresse, j'abdique devant son autorité, j'abandonne face à sa toute-puissance. A côté de moi, dans le lit, un mammouth me regarde. C'est un petit mammouth en peluche que ma mère m'a offert. Il est le témoin de ma vacuité. Mon visage chiffonné, mes cheveux emmêlés, mon pyjama dépareillé, mon manque de volonté, mon absence du présent. Il me regarde et je baisse les yeux. Il n'y a que le sommeil pour me faire oublier la misère de ma vie, et à quel point l'amour de ma mère me manque pour m'éveiller. 

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