To loose

Le vent d’autan m’attrapait par les cheveux et secouait tout mon corps comme une grand-voile, emportant avec lui les souvenirs roses des pierres du passé, poussière adorée que j’essayais de retenir dans les plis de ma mémoire. Sur le pont neuf, je n’étais plus qu’un grand mouchoir blanc, qu’on agite pour dire adieu ou faire la paix. Libre, mais transie de froid et de peur, je recherchais la chaleur d’un intérieur, n’importe lequel, qui aurait pu m’envelopper et me rouler en boule sur moi-même. Ici ou ailleurs, pourtant, je ne trouvais pas. Le fleuve était trop large, le pont trop long. Je me déroulais, je me dépliais, je me déployais, et rien n’arrivait à me contenir. Je compris que plus personne, jamais, ne pourrait m’embrasser. La Garonne grondante et débordante, son couloir de vent jusqu’à l’océan, fut le lieu de la grande perte. 

 

 

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