l'enfance

La marionnette, cet art de faire comme si, nous renvoie certes à l'enfance, mais à une part sacrée de l'enfance. Elle nous renvoie à ce moment de notre enfance où nous croyions encore à la possibilité du surnaturel.

 

La personnification d'un objet (ou d'une maison, ou d'un arbre), qui se met à parler, à bouger, la présence d'êtres et de forces magiques qui agissent sur le monde, tout ce monde précipité des contes, des fables, des mythes, cette forme résiduelle d'animisme, c'est l'enfance de l'humanité contenue dans une poupée. C'est l'enfance qui se joue en chacun de nous.

 

Il y a de l'anima mundi, il y a de l'homo videns (de James Hillman à Giovanni Sartori, le chemin est long), et des heures d'ateliers “jeune public” pour me convaincre que nous sommes face à une urgence : celle de reconnecter les enfants d'aujourd'hui, et peut-être aussi les adultes que nous sommes, avec la matière: le bois, l'argile, tout élément naturel, avec la résistance de la matière, avec le toucher, le faire et l'imaginaire. Donner la possibilité de jouer, de créer un monde, de rejouer, de renouer, de dénouer, au travers de fétiches, d'objets de transition dans lesquels nous investissons du temps, du savoir-faire, un amour (plutôt qu'une comparaison des prix au supermaché). 

 

Croire dans la marionnette, c'est voir au-delà, c'est agir en empathie, c'est pouvoir imaginer, trouver une porte de secours au réel, pour le lire monde par métaphores, c'est faire de la poésie sans le savoir, sans avoir l'impression d'en faire. C'est, comme dirait Maffésoli, une éthique à adopter: une forme de réenchantement du monde.

 

 

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